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Poesie Lyrique

Mercredi 15 juillet 2009

Moi, la lune

Pour qui tu as

Esquissé le pas

De danse ; O Jackson

Va ! Repose en paix

Et regarde ce cercle

D’existence qui se forme

Sur ta belle lune

Pour te dire Adieu ! Adieu !

Je parcourais l’azur pour toi

Afin d’être digne de ton amour

Je dirai au soleil du jour

Je dirai aux étoiles du ciel

De t’accorder leur affection

O Jackson !

Le temps ne respirera plus !

Ce 25 juin n’a jamais existé !

Ce 25 juin n’existera jamais !

O Jackson !

Que dirais-je ?

O Jackson !

Que lirais-je ?

Ne me dis pas que

Tu ne reviendras plus

Me visiter avec tes zombies

Sortant des caveaux

Par attraction de ma beauté

J’ai pourtant changé

Je suis redevenue si belle

Et mes contours éclatent

Dans le firmament calme.

Combien de temps faudra-il

Encore pour t’avoir ?

Combien ! Combien de temps !

Ce ciel est sombre

Malgré le rayon vital

Qui s’étale partout !

O Jackson !

Va !

A jamais !

Va !

A jamais !

Laisse-moi te dire

<< O Jackson!

This was the walk

Of your life>>

Don’t walk away!

 

 

Ta lune inconsolable

 

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC
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Mercredi 10 juin 2009

J’ai demandé à la lune

Si un jour elle vivra en plein jour

Pour nous donner toute sa beauté

Que seul le poète contemple la nuit.

 

J’ai demandé à la lune

Si sa dentelle ne sera jamais

Autre chose que ses phases

Qu’elle nous présente si souvent.

 

J’ai demandé à la lune

Si les signes de vie qu’elle porte

Pourra nous supporter, nous tous

Avec nos bêtises et nos incongruités.

 

J’ai demandé à la lune

Ce qu’elle pense et elle m’a dit :

<< Je vous aime plus que tout

Et comme la terre, je vous supporterai>>

 

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC
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Mardi 9 juin 2009

Un sépulcre s’ouvre ;

Un soleil y jaillit ;

Embrasse ma bougie

Vivante, elle s’épanouit.

 

L’Esprit s’accroche

Au tronc rigide

Qui s’enfonce

Dans un sol d’argile.

 

Sous le pied de la bougie,

La vie descend tendrement

Jusqu’à enivrer le tombeau

Souriant de cette flamme.

 

O Esprit ! Lève-toi !

Sens-tu l’odeur fade

De la vie t’enivrant

De sa saveur mystérieuse ?

 

Je vois un esprit : ma grand-mère ;

Elle y est venue avec un sceptre ;

Elle me le tend ; je le saisis

Brûlant, je le porte au chandelier.

 

Le sépulcre reste ouvert ; puis,

Se referme avec sa bougie ;

Ma grand-mère devient flamme :

Tiens ce sceptre à mille branches.

 

Ma chambre s’ensoleille

Ma grand-mère prend ma plume

Ecrit des lettres et des chiffres

Qui se posent en bâtons.

 

O ! Venez voir le grand Esprit

Les tombes s’ouvrent et tout le monde

Devient teint d’un neuf visage ;

Commence alors la procession spirituelle.

Puis la bougie ouvre le couvercle

Sort ; ma grand-mère court, se penche

Puis monte sur la flamme

Et disparaît dans un grand vent.

 

On allume un grand feu

Des chants montent, montent des chants

Le feu touche le ciel descendu

L’univers ranime ses contours.

 

Au loin, dans un grand tourbillon

Un chandelier de couleur vert-clair

Emporte l’encens des hosties

Pour le réveillon qui commence.

 

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC
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Lundi 1 juin 2009

VERS 1

 

Hugo! Hugo! Hugo!

Te voici dans le phare de Paris

Me poussant sur l’étable

Où dansent nus des corps !

 

Des corps : Mveng ! Senghor !

O Eclairs de ma vie poétique,

Je vous vois m’ouvrir le Livre

Où l’encre coule à flots !

 

Dans ma chambre solitaire,

Le poète transpire au plumitif ;

Il n’est pas seul à son crayon ;

Sa main écrit la dictée des autres.

 

Les tombes s’ouvrent à grand’cœur ;

Un souffle fort m’enrhume les narines ;

Ce parfum, bourgeon nouveau

Annonce la Pentecôte des vers !

 

 

 

VERS 2

 

Londres! O Aiguille de ma vie !

Ne suspends pas Shakespeare !

Ne suspends pas Newton !

Ne Suspends pas Dante !

 

J’ai ouvert tous ces sépulcres ;

Et, sur ma table de travail,

Laisse-les danser pour longtemps

La danse des souffles vivants.

 

J’étais couché : ils m’ont réveillé ;

Assis sur ma chaise, ils m’étreignent ;

Je me laisse aller à leur jeu

Et mon encre coule ; et abondamment !

 

Non ! Que le temps ne s’arrête pas ;

Je vais descendre dans leurs mots

Tirer tout le feu de leur mystère ;

Et là je l’étalerai à 10 down Street.

 

Alors, après la rose des crises,

Je mesurerai la pesanteur de leurs corps

Pour l’offrir aux hypers hommes

Qui courent à la quête du vent.

 

 

 

VERS 3

 

A la cathédrale toute cette nuit,

Le Saint-Esprit est venu ; a lui.

Il a dansé avec nous

Et on s’est séparés au petit matin.

 

Il n’y avait plus de corps ;

Il n’y avait que l’Esprit ;

Chantant, riant, rivalisant

D’adresse avec les humains.

 

Ah ! Que c’était merveilleux

De voir cette communion

Resplendir toute une vie

Autrefois assombrie de doutes !

 

Quelle joie ça été après Pâques

De monter avec le Sauveur !

De redescendre avec la Lumière

Pour redonner Vie au bois sec !

 

Les cailloux amers de Golgotha

Ont fondu en oliviers de vie ;

Les gouttes de mercure, sans tache

Remplissent nos mains élevées !

 

O clochers ! Raisonnez ! Raisonnez !

Que montent les esprits des Pères

Que sur le tabernacle de sang

Commence la moisson nouvelle.



VERS 4

 

Au fond du miroir

Qui réfléchit mon Etre,

Il y a un jeu particulier

De morts sortants ivres

Du soleil de leur tombe.

 

Haut de mon ciel ouvert

Je regarde ces espaces vides

Blanchissant sous de feuilles molles ;

Flétrissant sous d’ombres folles.

 

Au ciel argenté de lumières,

La lune vêtue de beauté

Resplendit en un linceul brillant

Orné d’une faucille claire.

 

Soudain s’effritent en morceaux

La glace de mon miroir ;

Des esprits y sortent criant

Des sonorités sans terroir.

 

Et d’un bruit frissé

Toute la glace s’émiette ;

Derrière ce désordre, 

Un esprit se gausse tout fatigué

 

De ma plume ; je l’écrase ;

Il s’enfuit en pleurant ;

Au loin, le vent s’adoucit

La tombe s’ouvre ; la mort meurt.

 

 

 

VERS 5

Aux victimes du krach AF447

 

Au fond de la mer bleue

Dont l’argent de couleur

N’a eu de prix pour nos vies,

 

Recevez toutes nos larmes

A cette heure où vous quittez

Prématurément cette vie ;

Fauchés par le destin.

 

Notre tristesse déborde

Le vase de la mer

Jusqu'à emplir nos cœurs

Du sentiment de votre départ.

 

A jamais, O tendres membres

De notre humaine famille ;

Au fond de l’eau calme

Où vous reposez

 

Les vagues tremblent

Du souffle de vos vies ;

Et sur terre, souffle

L’espérance d’un monde.

 

La mer ne jouera pas ainsi

Avec vos vies ; nos sentiments ;

Contre les flèches qu’elle nous lance

L’armure de vie résiste à jamais.

 

O bleu, toi que je chérirais

Toujours dans mon cœur

Porte mes larmes au Ciel.

 

 

  

VERS 6

 

Le poète aime la nuit ;

Mais la nuit ne luit

De son éclat ensorcelant

Que le jour brillant.

 

Ah le jour!  Dans le soleil 

Qui fait ses va-et-vient

Brodé par des rayons purs

Une tache de vie se forme.

 

Le soleil est un grand monsieur

Un hyper monsieur qui règne

Dans l’azur sans concurrent

Et se repose quand bon lui semble.

 

Le jour, descendant du temps

Vient se prosterner

Devant le poète en gémissant ;

La lumière le console gentiment.

 

Le jour s’amuse ; l’air fin

Filtre le soleil coupé en éclairs ;

Le jour frustré par la nuit

Eternue fronçant le visage.

 

Comme l’enfant qu’on caresse,

Le poète caresse le jour ;

Lui offre le soleil pour rire

Et la lune pour se reposer.

 

Le jour ou bien la nuit,

 Le soleil fait sa course ;

Malgré la nuit scintillante

Elle se mue en lune.

 

Le soleil est le petit garçon ;

La lune, la petite fille ;

Là où se fait la mue

Est un nid au fond de ma chambre.

 

Ce nid, c’est une bougie

Qui s’épanouit de vie

Et la vie qui descend de cette tige

Qui coule jusqu’à toucher son fond

 

Est un creux de haute vie

Où le poète n’arrive jamais ;

C’est là que le mystère plane

C’est là le fonds du poète.

 

Les vivants, voulant un peu mourir

Y viennent souvent se muer ;

Les morts, voulant un peu vivre

Y viennent souvent se transmuer.

 

Et moi, légataire des Rencontres

J’observe avant de tremper

Mon pinceau dans ce vase

Bouillonnant de suc magique.

 

O Jour ! Destin de ma nuit !

O Nuit ! Destin de mon jour !

Ebaubi du rythme naturel,

Le poète vous ouvre sa main.

 

Venez y rejoindre les autres

Et que la danse de l’Esprit

Nous emporte sur l’étable

Où l’Esprit prend ses quartiers.

 

Voyez-vous le poète à table !

Il écrit ! Il écrit ! Il écrit !

L’Esprit se lève ! Le voile mercure

Couvre l’horizon étourdi.

 

La Table se vide ! Les invités fuient ;

Le poète tend l’oreille attentive

Pour écouter le Feu vivant

Venant du Temple vital.

 

Le vent souffle ! Souffle ! Souffle !

Les invités sont tous partis !

Ecoutez le bruit de l’Esprit ;

Il parle ; le poète note.

 

O jour ! Regarde ta robe !

O nuit ! Regarde ta robe !

O regardez ! L’immaculée vie

Embrasant l’univers !

 

Allez ! Eh, dans la main du poète,

La vie resurgit de partout ;

En furie, elle surgit de partout

En feu, surgit de partout la VIE.

 

 

 

VERS 7

 

Le soleil en ténèbres

La lune en sang :

Me voici sans vêtement !

 

Moi qui oublie de m’habiller

Ne fuirais-je pas triste

Ma propre face honteuse ?

 

Je ne m’adresserai plus au soleil ;

La nuit n’a plus de souffle ;

En soi, on retourne enfin.

 

Là dehors, tout est confus ;

L’affolement embrase les gens ;

On dirait un troupeau apeuré ;

 

On cherche le loup inquiétant,

On ne voit que l’agneau inquiétant ;

Le cœur bat ; la mort jubile.

 

La raison perd sa raison ;

Son cadran a perdu l’heure ;

Le temps n’a plus de temps ;

Il n’y a ni vent impétueux.

 

La montée d’eau est finie ;

Il n’ y a plus que l’ordre renversé

Et l’homme est déjà perdu

Dans cet arsenal sans maître.

 

Le soleil descend chercher l’homme ;

La nuit sort chercher l’homme :

Plus rien ; sinon un masque rabougri.

 

Ayant creusé sa tombe brillante

Où il attend descendre doucement

Sans perturber les autres créatures.

 

L’agneau résiste au loup ;

Le loup perd sa confiance ;

L’homme meurt ; l’animal transpire.

 

Le jour n’existe plus ;

La lune n’existe plus ;

La nuit n’existe plus ;

Le soleil n’existe plus.

 

L’homme ne parle plus ;

Son époque semble fuir

Au loin devant lui

Pour laisser place au rabougri.

 

 

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC
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Mardi 30 décembre 2008

Tous mes vœux les meilleurs

De santé, de prospérité et de longévité pour 2009.

L’élan solaire qui embrase le monde depuis 2008

Ne semble pas faire une halte en chemin en 2009.

 

L’aube fraiche du matin et le doux rayon crépusculaire

Comme le verseau du passé et de l’avenir

Deux non-êtres aux saveurs si fortes,

Deux variables aux trajectoires si fortes

 

Deux étants, couvrent nos vies

Nous apportant leur gerbe si dynamique

Pour que famille, espérance et fraternité

Emportent encore nos cœurs.

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC
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Mercredi 28 mai 2008

Cygne balayant

L’univers de son Horus

A sa terre : le Sud

A son soleil : le Nord

Et, comme enfants

Aimons cette verdoyance

Riant dans nos déserts de vie ;

Et, comme adultes

Touchons cet éclat

Eclatant dans les parvis

De tes antres ;

Il y a Sédar Césaire

Entrant à la Sorbonne

Il y a Alpha Omar-Diouf

Grimpant le prytanée d’Elysée

Eux-là, eux-là, O Horus

C’est moi : l’enfant d’Algérie

La FrançAfrique

Confondant Zoé à Noé

Sans papiers pour mes peuples

Pourtant toujours au fond de ton cœur
Le premier né de tes enfantements.


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Mercredi 7 mai 2008

Bling-bling,

Ca n’est pas le mot dingue

Que flingue Yvan amar

Sur les ondes de la radio mondiale.

 

Bling-bling,

C’est pas le fouineur de suffrages

Faisant de Churchill

Son Machiavel de chevet

Dormant sous les rêves frasques

De la Real politik.

 

Bling-bling,

C’est pas la mascotte qu’on scotche

Bois sec au Potomac

Et qui s’en va valider au PMU

Sans croire à l’illusion

D’un << Je ferai tout ce que j’ai promis>>

 

Bling-bling,

C’est le cri des strings

Fuyant les porte feux, les hordes de feux

Le sang des sans-papiers

Toisant de colère  Hortefeux.

 

Bling-bling,

C’est notre amnésie à nous

Roulant sur le Beach roller

Des <<Politik is fucking

Africa is crying

The World is dying>>



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Mercredi 7 mai 2008

FLOWEPOWER II

 

Avant de quitter cette tendance,

Vous avez vos belles destinations

N’en citons guère une vraiment

De peut de choquer les accrocs.

 

Seulement, la fleur est au ton vif

Ce qu’est le printemps à l’été :

Une compagne qui difficilement

Claque la porte pour un rien.

 

L’artiste vogue dans l rose vif

Non! Plutôt le rouge coquelicot intempestif

Pardon! Voyons la douce turquoise!

Assez! Préférons sucer le jaune citron!

 

Eh! Et la mandarine, boule golf

Dont le compagnon vert menthe

Ne fait guère de jaloux aux cerises ;

J’adore la blazer en tweed!

 

Ah! flowerpower! Temps amiable!

Enivre-nous avant que l’automne

N’astique son ombre sur nous

Frustrant nos tonalités si égayantes!

 

Stop! Faites vos modes, vos tendances!

Le poète pour vous, fait la ballade

Rassemble goûts, trucs épars

Bonifie, tonifie, guide vos choix.

 


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Mercredi 7 mai 2008

FLOWERPOWER I

 

Derrière le plomb hivernal

Bourgeonne printemps et été.

 

Pour me sentir bien au printemps

J’aime les motifs floraux

Que m’offre les pétales de rose

Les têtes de pétales d’hortensia.

 

C’est l’esprit flowerpower!

C’est le couple été-printemps

Relaxe, je me vêts quasi nu

Pour m’ouvrir au beau temps.

 

Souvent, je me tape jean brodé

De pétales d’organza! Tee-shirt

Taillé avec dentelles en tulipe!

O impression de fleurs! Impressions de bonheur!

 

Flowerpower! Flowerpower!

Tout rit! Quoi de mieux que ces belles fleurs

Dont la verrerie, peinte de myosotis

Nous attache à la vie, marguerite stylisée.

 

 


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Mercredi 23 avril 2008
L’archer prenait des plumes
Les liait aux flèches
Les flèches volaient à gauche
Après avoir quitté l’arc.
 
L’archer s’en rendit compte
Piqua une folle colère
Mais il ignorait
Qu’il ne suffisait pas de fixer
De bonnes plumes aux flèches
Qu’il fallait être plumes
Afin que flèches
Volent enfin à droite
Hélas.
 
Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC
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