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Lundi 13 août 2007

SANGUIN…

 

Sanguinolentes nos joues froissées

Sanguinolents nos fronts effarouchés

Sanguinolentes nos vies attristées

Sanguinolents nos corps mutilés

Sanguinolentes nos visions clouées

Sanguinolents nos membres amputés

Sanguinolentes nos espérances désespérées

Sanguinolents nos efforts bafoués

Sanguinolentes nos illusions triturées

Sanguinolents nos contrats désavoués

Sanguinolents nos appels sans réponse

Onze clichés pour douze vers amers.
Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC - Publié dans : Poesie Lyrique
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Lundi 13 août 2007

 

MAIN

 

 

Dans ma paume

Tu viendras te mirer

Dans ma paume

Tu viendras te désaltérer

Dans ma paume

Tu viendras te laver

Dans ma paume

Tu viendras te purifier

Dans ma paume

Tu réserveras tes énergies

Dans ma paume

Tu réserveras ton amour

Dans ma paume

Tu vivras longtemps.

 

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC - Publié dans : Poesie Lyrique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 13 août 2007

AMERTUMES

 

Regardez-moi comme je fais pitié

Regardez mes pauvres

Adorez leur image romanesque.

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC - Publié dans : Poesie Lyrique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 13 août 2007

CLEARSTREAM

 

<< La nation est une famille>> (Jacques Chirac)

 

Combien ne furent-ils pas en France

De dauphins, d’héritiers, de passeurs

Combien ne furent-ils pas, O Ma France

De grands hommes politiques, de passeurs ?

 

De Gaulle avait préparé Georges Pompidou

Mitterrand fit de même avec Lionel Jospin

Chirac aligna trois esprits vifs, certains

Dont nous en parlait si bien Laurent Sadoux.

 

Mais la tournure Apres Chirac fait mal

Car le destin qu’on réserve à de Villepin

Ne peut laisser indifférent le poète

Qui, partageant l’humanisme brise le mal.

 

Ce matin, sur les hauteurs d’Afrique

Le poète a entendu Le cri de la gargouille

Au lieu de se retirer comme Zarathoustra

Prend l’engagement d’implorer la grâce.

 

Oui, ce problème fait mal à plus d’un homme

Voir comment le cours des choses se renverse

Comment un homme respecté hier se bouleverse

Ne fait pas rire ; cela fait mal ; cela fait couler des larmes.

 

Le poète prend position et soutient la nation

C’est une grandeur de vie sans caution

Qui supporte la vie et ses grands attributs

Balayant la misère pour atteindre nos buts.

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC - Publié dans : Poesie Revolutionnaire - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 13 août 2007

 

PYRAMIDE

 

Sommet égal ambition

Côtés égales organisation

Base égale conviction

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC - Publié dans : Poesie Lyrique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 13 août 2007

PARIS

 

Perdus, furent ces coûteux paris

Stupides, furent ces banals paris

La vague, montant de Paris

Se répand déjà ; et on en est épris.

 

L’Esprit n’est pas monté si haut

Pour redescendre sans accomplissement

La Parole sort-elle sans accomplissement

De la bouche de l’Alpha, du Très-Haut ?

 

Qu’avaient prédit les faiseurs de miracles

Que dit l’Apocalypse et ses oracles ?

Le Bordeaux coulant des Champs-Élysées

Va enivrer toute la terre de sa rosée.

 

Oui. Le poète proclame l’heure de son règne ;

Les idéologies ont été brisées. Début d’un règne

Autre que celui des simples et niaises prédictions

Le monde entre-t-il dans sa fatale malédiction ?

 

Qui eut cru qu’au soir de ce six mai

Le chauvinisme allait se mordre les doigts ;

Le sentimentalisme naïf imposant sa loi

Ignorait que ce mois a des surprises, O Mai.

 

 

New York baigne déjà dans la mer

Paris fait son entrée. Malheur aux aveugles

Jugeant les choses de cette terre

Selon leurs désirs, leurs yeux, leurs règles.

 

L’Occident et la France nous répandent leur diamant :

La Liberté. Mouvement divin libérant les hommes

Sceau de nos innovations. Fer de nos larmes

Dont le mauvais usage fait rire rarement.

 

Le poète marche dans les nuées du monde

Devant le sang qui coule à flot

Fait stopper la saignée. Fermer cet îlot

De remords pour que résonne encore l’onde.

 

Le surf des esprits bas est impossible

Face à cette grande vague montant de Paris

Dans la barque du poète, y a un défi :

Délivrer le monde de ce qui vient, tragique.

 

O Paris/ Nous voici déjà a la lisière

D’une autre génération. Tristes sont les amorphes ;

Qui conduira ces aveugles, les non philosophes

Vers le soleil de l’existence hors crosiere ?

 

Qui ? Ce matin, six août deux mille sept

Le poète a reçu la visitation de la Muse

Que celui qui a les yeux lise

Le monde a une nouvelle robe. Vienne Seth.

 

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC - Publié dans : Poesie Revolutionnaire - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 13 août 2007

ISRAËL

 

Auberge de nos vies

Mystère pour tout un chacun

Pour toi, y a tant d’envies

De te voir nous accueillir demain.

 

Tous nos cœurs font ta broderie

Nos désirs, nos passions, ta literie

Nos soucis, nos intentions, ta rêverie

Nos rêveries, nos ambitions, ta patrie.

 

Le poète sait le jugement dernier

Mais devant tant d’illusions mensongères

Ne saurait en aucun cas renier

Les siens. Il les guide sans se ménager.

 

Devant le peuple inquiet, triste

Levé le visage ; combat l’obstacle

Ranime les mourant comme un oracle

Soutient les fragiles, les sans-mérites.

 

Mais, seul face à lui devant Dieu

Pleure pour les siens ; demande pardon

Proclame comme l’Esprit sur l’anon

Le nouveau monde pour ce triste lieu.

 

O Poete/ O Messager/ O Gabriel/ O Mercure/

Va, de part le monde comme Prométhée

Embraser de courage les cœurs d’Epiméthée

Pour q’on reçoive l’Etable. Notre Cure.

 

Israël, terre des heureux élus

Purifie ton peuple non élu

Pour qu’il monte audacieux à table ;

Notre vie est nous née à l’étable.

 

Comment ne pas exulter de joie

Nous voici sous une nouvelle loi

Nous voici mûris par notre foi

Nous voici vainqueurs par notre foi.

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC - Publié dans : Poesie Revolutionnaire - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Vendredi 10 août 2007

NENUPHAR

 

Né nu comme un nénuphar

Sans phare n’est point un péché

Dans ce bassin d’eau noire

Qui nous arrose de sa fraîcheur.

 

Quel tableau magnifique

Que ces nénuphars si sympathiques

Reposant leurs vies sur l’éventail

Soufflant au passant sa chandelle.

 

Le soleil glisse or dans ce mercure

Giclant au vent ses pépites

Et dont le courant d’eau moins fort

Pousse, pousse, pousse sous le pont.

 

De la joie, de la joie/ Quel bonheur

Rayonne autour des dentelles solaires

Que caressent les pagaient des pécheurs

Amusées par les pirouettes des carpes.

 

Le poète prend sa retraite ici

Contemple le reflet solaire dans l’eau

S’imagine, cœur tendre au temps

Un feu brûlant de vie et d’espérance.

 

Seule la nuit l’ennuie de son réveil

Mais s’en va achever avec son style

Le dernier vers qu’inspire la vague

Au sourire élégant des pollens.


 

PRAIRIE

 

< La nation, un être de chair et de sang

Qui justifie les plus grands sacrifices au

Nom d’un idéal toujours vivant> (Dominique de Villepin)

 

 

Ce matin, l’été nous arrose de sa fraîcheur

On parlerait de printemps hivernal

Pourtant le soleil déchirant les lourds nuages

Est une grâce qui nous comble de joie.

 

Dans chaque cœur le désir de vivre ensemble

Est de plus en plus frappant et puissant

Partout la coupe de sang est buvable

Partout le morceau de chair est mangeable.

 

Quel magnifique peuple rassemblé

Préservant sa couronne républicaine

Refusant de mépriser son assemblée

Malgré sa relation rouge, coquine.

 

La nation est une verdure épanouie de grâce

Où toutes les âmes s’abreuvent pour construire

Un Etat rassembleur, compétitif, souverain,

La nation est la grâce d’un bourgeon de printemps.

 

Rassemblez-vous au cri de la gargouille

L’heure de cultiver les liens spirituels

L’heure de développer les liens éternels

Gronde déjà tel un clairon

 

Qui ne sent pas monter cette aurore

Qui nous envahit comme le souffle nouveau

De Jérusalem la nui t de l’étoile

Qui ne sent pas monter cette aurore ?

  

 

Les cœurs ont déjà besoin de mouvement

Apres tant de temps de tiédeur

Le peuple veut grimper les cimes de l’Etre

Pour refonder l’espérance du patriotisme.

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC - Publié dans : Poesie Lyrique
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Vendredi 10 août 2007

LA COUCHE DE L’ELEPHANT

 

 

Celui qui semblait ne dépendre

Que de lui vient de voir pendre

Sa vie comme un ruisseau

Dans la gueule du fauve fleuve.

 

Partout dans les rues qui le craignaient

Partout dans la foule qui l’honorait

Liesse d’ivresse ! liesse inimaginable

Partout des cris « L’éléphant est tombé »

 

Amis, craignez donc le peuple

Attention à ceux qu’on craint

Plutôt que de les respecter

Leur mort est chapagnée.

 

Celui qui hier avait une garde rapprochée

Est devenue une charogne brochettée

Que l’on voit à distance sans aide de camp

Sans protection, déjà oublié du temps.

 

Et c’est pourquoi la sagesse philosophique

Méprisée pour beaucoup comme rêveuse

A toujours estimé que ce qui ne dure pas

Ne mérite pas d’être considérée, hélas.

 

Le peuple, toujours au pilori des politiques

Sait changer sa veste quand devant le tragique

Et hier, il était avec vous heureux et malheureux

Que votre départ le fait vous oublier pour se remarier.

 

Que d’éléphants sont tombés dans nos champs

Pas des champs de batailles où le peuple est honoré

Mais dans des champs d’individualisme et d’orgueil

Champs d’autosuffisance, champs d’autosatisfaction.

 

Celui qui est couché comme une charogne, mon âme

N’est rien d’autre qu’un homme infâme

Toute sa vie, froid, méchant, cupide, cynique

Assassin, moqueur, corrompu, lubrique.

 

Ce corps si beau est devenu une belle pourriture

Ce corps que des femmes prenaient pour des fleurs

Ne ressemble plus à rien devant la nature

Si ce n’est d’exhaler des odeurs de puanteur.

 

 

Regardez le hiphop que se livrent les mouches

Devant cette superbe carcasse posée sur l’herbe

La puanteur est si forte que la nausée superbe

Nous envahit les organes de ses escarmouches.

 

Ah le bel ! Le beau garçon gentleman ; ventre putride

Seulement des asticots et des larves puis un liquide

De putréfaction qui monte comme une vague

Dans cette aire de moqueur, enflé d’un souffle vague.

 

O Seigneur, si c’est dans cette triste musique

Que nous espérons jouer au soir de nos vies

Nous épargne ces moments les plus tragiques

Afin qu’ailleurs, trouvions notre bonheur avec envie.

 

Toutes ces formes qui s’effacent comme un rêve

Tout ce beau tableau du Créateur qui mal s’achève

Quel gâchis ! Quelle tristesse ! Que la vie est maladroite

Quand elle nous illusionne pour lâcher comme un squelette.

 

Ancien homme fort ! Où sont donc tes marabouts !

Ancien homme fort ! Où sont donc tes amis intimes !

Ancien homme fort ! Où sont donc tes privilégiés !

Ancien homme fort ! Où sont donc tes mille serviteurs !

 

Nous tous, nous savons que nous sommes ordures

Que tout ce qu’on fait, soleil de nos yeux est vanité

Mais s’il faut qu’après une vie vantarde, notre ordure

Soit plus infeste que l’ordure, alors vie sans utilité !

 

Attention donc à notre passage sur terre

Que nous transformons en vie éternelle

L’humilité si difficile quand on est poussière

Epargne le jour de honte le mépris éternel.

 

Ces expériences valent bien des vers

Qu’on peut écrire seulement en deux vers.

Par MEKOUL ISRAEL JACOB BARUC - Publié dans : Poesie Revolutionnaire - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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